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Le mésalliance de l’Axe?
Projet personnel de
Patrick Baillargeon
17 mars 2003
TABLE DES
MATIÈRES
INTRODUCTION
1. Les
origines de la Deuxième Guerre mondiale
2. Les débuts
de la Deuxième Guerre mondiale : Les victoires de l’Axe
3. La fin de la
Deuxième Guerre mondiale : La reconquête des Alliés
CONCLUSION
ANNEXES
BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION
Le 7 décembre 1941, les Japonais
attaquent par surprise les Américains à Pearl Harbour. Suite à cette attaque, les
États-Unis, qui étaient alors neutres dans la Seconde Guerre mondiale,
rejoignent les Alliés, comprenant principalement les Français, les Soviétiques
et les forces du Commonwealth britannique. Au moment de cette attaque, les
forces de l’Axe, soit l’Allemagne, l’Italie et le Japon, sont les grands
vainqueurs de ce conflit. Moins de quatre ans plus tard, le Japon et ses alliés
tombent aux mains des Alliés.
Cette attaque soulève plusieurs questions, dont celle-ci : Est-ce que le Japon a coûté à l’Allemagne la victoire de la Seconde Guerre mondiale en attaquant les États-Unis et, par conséquent, en les impliquant dans la guerre? Grâce à des recherches dans différents volumes et sur l’Internet, nous avons pu répondre à cette problématique ainsi qu’établir des liens avec les aires d’interaction « homo faber » et « communauté et service ».
Pour développer sur ce sujet, nous
allons commencer par analyser les différentes alliances entre le l’Allemagne et
le Japon, ainsi que le contexte des différents pays de l’alliance de l’Axe à
cette époque. Ensuite, nous allons apporter des précisions sur les victoires et
la situation allemande à cette époque, ainsi que sur les causes de l’attaque de
Pearl Harbour. Finalement, nous allons développer sur les causes de la défaite
de l’alliance de l’Axe, autant du côté allemand que du côté japonais.
1. Les origines de la Deuxième Guerre mondiale
Premièrement, pour bien interpréter ma problématique, il est important de comprendre les origines de cette guerre autant en Europe qu’en Asie, ainsi que de réaliser comment les alliances entre le Japon et l’Allemagne se sont formées.
D’abord, il faut analyser la montée
du fascisme en Europe, commençant par l’Italie. À l’origine, le Fascisme est un
mouvement politique fondé par Benito Mussolini en 1915. Mussolini profite de la
grave crise de reconversion industrielle qui touche l’Italie après la Première
Guerre mondiale pour prendre le pouvoir de cette nation. Il crée à partir de
1919 des Faisceaux de combat contre le régime libéral et parlementaire, et
organise, en octobre 1922, la marche sur Rome, une véritable démonstration de
sa force. Suite à ce coup d’État, il est appelé au pouvoir le 29 octobre 1922.
Il annonce la fin de l’ancien régime ainsi que la construction d’un État fasciste
en janvier 1925 et devient ainsi dictateur.
Pendant ce temps, l’Allemagne tente
de se rebâtir après la défaite de la Première Guerre mondiale. C’est ainsi que
la république de Weimar naît, un gouvernement qui sera contrôlé et limité en
pouvoir à cause du traité de Versailles. Dirigé par Ebert, ce gouvernement
socialiste a de la difficulté à s’imposer. Aussi, le support populaire leur
manque, et une mésentente avec les communistes du mouvement spartakiste
(mouvement communiste révolutionnaire inspiré par Spartacus) à cause d’une
grève, ce qui cause une grande division entre socialistes et communistes. Cette
république améliore peu la situation : 17% de la population en 1932 sont
chômeurs[1].
En 1933, après que le maréchal Hindenburg perd le pouvoir, la république prend
fin.
C’est dans ce contexte tendu qu’Adolf Hitler prend les pleins pouvoirs de l’Allemagne. Grâce à la crise économique de 1929, Hitler monte rapidement dans les rangs politiques, en promettant de redonner espoir et fierté au peuple allemand. C’est ainsi que le chef du parti Nazi (parti ouvrier allemand national-socialiste) est nommé, en 1933, à la chancellerie du Reich par un gouvernement de coalition majoritairement conservateur. Suite à un incendie suspect au Parlement qu’Hitler blâme sur les communistes, il est doté des pleins pouvoirs et il interdit tous les autres partis, instaurant donc sa dictature. C’est ainsi que ces deux dictateurs, qui seront deux des personnalités les plus importantes de la Seconde Guerre mondiale, prirent le pouvoir de leurs pays respectifs.
Le dernier membre de l’Alliance de l’Axe, avec les deux pays déjà
mentionnés, est le Japon. Dans les années 1930, l’augmentation démographique
élevée et le manque de ressources naturelles laissent le Japon avec qu’une option
pour remédier à ces problèmes : l’expansion territoriale. Le Japon vise
également ce résultat dans le but de contrôler tout le Nord-Ouest du Pacifique.
On ravive alors le Shinto, soit le « chemin des Dieux », dans le but
d’augmenter la solidarité pour une éventuelle guerre. Il s’agit d’un mouvement
national de fidélité à l’empereur, donc toute la nation se regroupe autour de
cette autorité absolue et divine du mikado. On assiste aussi à la renaissance
d’un sentiment de supériorité des Japonais et ceux-ci se croient destinés à
gouverner le monde.
L’économie japonaise est une autre
raison derrière ses visés impérialistes. À cause de la crise économique de
1929, le Japon se retrouve dans une position où le seul moyen possible pour régler
les problèmes économiques et industriels est, comme pour les troubles
démographiques, l’expansion. Ainsi, le
Nord de la Chine et la Mandchourie deviennent des territoires intéressants en
terme d’investissements, de matières premières et de colonisation. Le Japon
cherche à développer son industrie lourde et à exploiter des matières premières
des régions mentionnées précédemment, alors il décide d’attaquer une Chine déjà
divisée par des guerres civiles. En résumé, le Japon veut devenir indépendant économiquement,
donc il cherche à étendre son territoire.
Pour ces raisons le Japon conquiert
la Mandchourie en 1931-32 et occupe aussi les territoires chinois du Jehol, la
province de Hepei en 1935, puis de Tcharar (voir carte en annexe III). En 1937,
l’Armée du Kouang-Tong (chinois) attaque le Japon le 13 août à Shanghai et les
entraîne en guerre, bien que le Japon s’était contenté de leurs occupations de
Tientsin et Pékin. Cependant, les Japonais étaient déjà prêts pour une guerre,
à cause de la menace d’un front uni chinois, s’ils arrivaient à s’entendre. Les
Japonais continueront leur domination et leurs invasions du Nord et du centre
de la Chine jusqu’aux stades avancés de la Seconde Guerre mondiale. H.P.
Willmott affirme que « La guerre entre la Chine et le Japon était impossible à
gagner par des moyens militaires »[2].
Avant la Deuxième Guerre mondiale,
ces trois pays (l’Allemagne, le Japon et l’Italie) doivent s’allier pour
diverses raisons. La première association entre ces pays est le pacte Antikominterm,
qui est à l’origine un pacte entre l’Allemagne et le Japon, signé en novembre
1936, contre l’Internationale communiste. C’est l’armée japonaise qui a négocié
ce traité, armée qui prend de plus en plus d’importance au Japon, s’impliquant
dans les décisions politiques. L’Italie, l’Espagne et la Hongrie s’y
ajouteront. Ces pays s’engagent de ne plus conclure aucun accord unilatéral
avec l’URSS. D’après H.P. Willmott :
L’identification
croissante avec l’Allemagne et l’Italie au cours des années 30 a une valeur
plus symbolique que pratique : les Japonais espéraient, en vain, quel le
pacte contribuerait à mettre en échec l’Union soviétique. S’ils ne perdaient
pas de vue la signification de leur association avec l’Allemagne et l’Italie,
cette dernière n’a sans doute pas modifié le cours des événements.[3]
Dès
octobre 1936 se forme une alliance entre l’Allemagne et l’Italie, entre Hitler
et Mussolini. On nomma cette alliance « l’Axe Rome-Berlin ». Cette
coalition politique est suivie le 22 mai 1939 par un traité militaire, soit le
pacte d’Acier. D’après ce pacte, l’Italie s’engage à faire la guerre aux côtés
de l’Allemagne nazie, bien qu’elle ne soit pas du tout préparée pour un
affrontement de cette envergure. Mussolini s’engage dans le but de gagner un
bon nombre de territoires en Méditerranée, en Afrique et dans les Balkans, dans
le cadre d’une guerre parallèle allemande et italienne.
Finalement,
le 27 septembre 1940, le pacte Tripartite est signé par l’ambassadeur du Japon
en Allemagne, pacte qui étend l’Axe Rome-Berlin. Pour une durée de 10 ans, ces
trois pays s’engagent par tous les moyens possibles si l’un d’eux est agressé
par « une puissance non engagée dans la guerre européenne »[4],
ce qui réfère évidemment aux États-Unis. Plus tard, la Hongrie, la Roumanie, la
Bulgarie et la Yougoslavie d’y joindront.
On
voit donc ici la situation avant la guerre pour les trois membres de l’Axe,
ainsi que les raisons derrière la formation de l’alliance elle-même.
2. Les débuts de la Deuxième Guerre mondiale : Les
victoires de l’Axe
Au début de la Seconde Guerre
mondiale, les Allemands et leurs alliés semblent être en parfait contrôle. Les
Japonais, eux-aussi, sont en train de conquérir la vaste majorité de l’Est de
l’Asie. C’est à ce moment que les Japonais attaquent les États-Unis. Ici, nous
allons développer sur les victoires allemandes, ainsi que sur les causes de
cette dernière attaque.
En 1939, l’URSS se trouve à être
dans aucun camp, sans allié. Tout de même, puisque ce dernier méprise les
démocraties trop irrésolues, ils s‘allient avec l’Allemagne. Ces deux pays
signent donc un traité de non-agression, mais le 23 août, les Allemands y
mettent fin en prétendant une provocation frontalière. C’est ainsi que le 1er
septembre 1939, l’armée allemande entre en territoire polonais russe. Deux
jours plus tard, l’Angleterre et la France se résignent à déclarer la guerre à
l’Allemagne. Ces deux puissances avaient espéré une paix de compromis jusqu’à
ce qu’ils n’aient plus le choix d’intervenir. Finalement, la Pologne dépose les
armes le 27 de ce mois.
Le 10 mai 1940, les Allemands
attaquent soudainement la France et gagnent du terrain facilement. Ils
refoulent facilement l’armée franco-britannique. Le 22 juin, suite aux
nombreuses défaites de mai-juin 1940, le Maréchal Pétain, chef du gouvernement
depuis quatre jours, signe l’armistice avec l’Allemagne. D’après ce traité, la
France est divisée en deux : la France du Nord, occupé par les Nazis, et
la France du Sud, la France libre. L’armée française est réduite, la flotte française
désarmée et les fortifications détruites.
D’ici 1941, la vaste majorité de
l’Europe continentale est contrôlée par les forces de l’Axe. La Pologne a
capitulé, un armistice avec la France est conclu et la Finlande et l’URSS ont
signé un accord de paix. Aussi, l’Allemagne envahit le Danemark, la Norvège, la
Yougoslavie et la Grèce. La Hongrie et la Roumanie se joignent à l’alliance de
l’Axe le 20 novembre 1940. À cette époque, les forces de l’Axe semblent
imbattables et l’Allemagne continue ses conquêtes.
Pendant ce temps, les victoires
japonaises en Asie continuent. Suite à la défaite française en Europe, les
Japonais envahissent l’Indochine française pour y construire des bases
militaires. Dès juillet 1941, ces nouvelles bases militaires menacent les
possessions hollandaises, britanniques et américaines. Les autorités japonaises
laissent entendre que les pays européens devraient être évacués de l’Asie
orientale par la force. En réponse, les États-Unis étendent leurs sanctions
économiques sur le commerce avec le Japon et imposent un embargo pétrolier.
En 1939, après 10 ans de relations
tendues entre l’URSS et le Japon, ce dernier entre finalement à l’intérieur des
frontières russes, en Mongolie Extérieure. Ils seront écrasés dans la bataille
de Namohan, ce qui cause un changement de politique au Japon. Ils se tournent
dorénavant vers le sud pour de l’expansion. C’est à la suite de ces événements
que le Japon signe un traité de non-agression avec l’URSS, le 13 avril 1941. Ce
traité est une des étapes d’un scénario antérieur préparé par le Japon dans le
but ultime de préparer son offensive contre les Américains.
En juin 1940, la marine impériale
japonaise réagit face à un réarmement maritime majeur du côté des Américains en
décrétant la mobilisation générale, un processus de 18 mois, ce qui nous amène
en décembre 1941. Aussi, un programme de réparation et de modernisation de la
flotte navale existante est mis en place au Japon, ce qui rend opérationnels
tous les navires japonais dès décembre 1941. De plus, le programme de
construction navale serait terminé à la même époque, alors la marine japonaise
serait à son plus fort. Ces opérations laissent présumer qu’une attaque majeure
se prépare. Malgré tous ces signes, personne n’est intervenu bien que le Japon
ait enfreint bien des traités dans son réarmement.
Après la défaite de la France, les
États-Unis votent au Congrès la loi des Deux Océans, un programme qui mènerait
à la construction de la plus forte marine au monde, mais ce plan ne serait pas
compléter avant plusieurs années. Comme
mentionné précédemment, les Japonais veulent se débarrasser des puissances
étrangères en Asie, donc des États-Unis. Ils viennent à la conclusion qu’ils devront
attaquer les Américains, présent dans le Pacifique à Pearl Harbour. L’attaque
aura lieu en décembre 1941, puisque le Japon calcule que sa marine serait à son
point le plus fort en comparaison avec les Américains à ce moment. De plus,
leur culture et leur religion leur fait croire qu’ils sont supérieurs et ils se
sont convaincus de cela à un point tel qu’ils ne réalisent pas la vrai force de
l’ennemi et les vrais impacts de ce qu’ils s’apprêtaient à faire. Bien que
plusieurs théories sur les causes de cette opération existe, H.P. Willmott affirme
que celle-ci est la bonne :
Cela ne
signifie pas que les autres puissances se sont contentées du rôle de
spectateurs passifs, ni que leurs actions, ou leur apathie, n’ont pas contribué
au dénouement de 1941. […] Notre parti pris historiographique est néanmoins
correcte : l’histoire du glissement vers la guerre gagne à être exposée
sous l’angle des décisions japonaises qui, plus que tout autre facteur, ont
modelé et déterminé les événements.5
Depuis les années trente, les
Américains adoptent une politique commerciale discriminatoire qui encourage une
attitude raciste envers tout ce qui était japonais dans leur pays. Néanmoins,
les États-Unis ne se sentent pas menacés, puisqu’une guerre n’éclate
pratiquement jamais entre deux États séparés par tout, encore moins sur
l’initiative du moins fort. Tout de même, quelques soupçons se soulèvent du
côté américain lorsque le Japon espère créer en Asie et dans le Pacifique une
« sphère de co-prospérité ». Mais les nombreuses bases militaires des
Américains dans la région rend difficile la défense contre une attaque
japonaise, puisque ces derniers pourraient changer facilement de cible si leurs
plans étaient découverts.
Le but de l’attaque de Pearl Harbour
est de neutraliser la puissance américaine par la destruction préventive de sa
flotte pour pouvoir poursuivre la conquête du sud-est asiatique. Le 7 décembre
1941, les Japonais attaquent par surprise les Américains, tuent 2403 marins
américains et détruisent une partie importante de leur marine. Les Américains déclarent
rapidement la guerre aux Japonais et, trois jours plus tard, l’Allemagne et
l’Italie déclarent à contrecœur la guerre aux Américains.
Nous savons maintenant
pourquoi les Japonais ont attaqué les Américains, mais que furent les
conséquences de cette agression du côté européen?
3. La fin de la Deuxième Guerre mondiale : La
reconquête des Alliés
Peu après l’attaque de
Pearl Harbour, les membres de l’alliance de l’Axe commencent à perdre du
terrain, les défaites s’accumulent. Dans les paragraphes qui suivent, nous
allons analyser les causes de défaites chez les Allemands, plus précisément si
l’implication américaine est à la source de ces troubles.
Dès l’envahissement allemand en URSS
de 1941, leurs troupes se retrouvent aux portes de Moscou et de Stalingrad,
tandis qu’une bonne partie des troupes se dirigent vers le sud, pour le
pétrole. Tout de même, les troupes allemandes progressent dans Stalingrad rue
par rue en automne 1942, dans le but de s’emparer de cette vile pour couper le
ravitaillement soviétique. Mais, les Soviétiques, menés par le général Georgi
Joukov, réalisent que les Allemands se sont trop avancés, se retrouvant séparés
de leurs bases. Les Allemands sont donc encerclés, mais Hitler refuse qu’ils
retraitent. En janvier 1943, ces troupes allemandes se rendent, mais seulement
6 000 des 91 000 soldats survivront. D’après plusieurs historiens, ceci marque
le point tournant de la guerre, et ce sans aucune contribution directe
américaine sur le plan militaire, bien que ces derniers aient accordé à l’URSS
le bénéfice du prêt-bail, soit la disposition du matériel de guerre américain
aux mains des Soviétiques. André Lavané remarque :
La
victoire des Soviétiques […] soulève un immense espoir dans les pays soumis à
l’occupation allemande. En démontrant la vulnérabilité des armées allemandes,
la bataille de Stalingrad marque un tournant dans la Seconde Guerre mondiale.
La défaite de Hitler devient inéluctable et les démocrates occidentaux oublient
la mésalliance de 1939 entre les dictateurs allemand et soviétique.6
Suite à la victoire de Stalingrad,
l’armée rouge entame une progression jusqu’au-delà de Berlin. À cette époque,
la toute dernière opération offensive allemande a lieu, opération qui sera un
échec. Sous la pression des Soviétiques, qui regagnent les villes perdues, les
troupes allemandes doivent se replier. Les Soviétiques pénètrent en Pologne en
juillet 1944, et ils maintiennent leur progression jusqu’à ce qu’ils atteignent
Varsovie, le 4 août 1944.
Dans le Pacifique, les armées japonaises sont victorieuses dans une série de batailles impressionnantes pendant les cinq mois qui suivent l’attaque contre les Américains, et ces derniers perdent Guam et Wake. Les Japonais ont atteint tous leurs objectifs, et faute de moyens, la réplique américaine est très limitée. Le tournant de la guerre du Pacifique a lieu en début juin 1942 avec la victoire des Américains à la bataille de Midway. Une autre victoire alliée importante est celle de Guadalcanal, empêchant les Japonais d’isoler l’Australie. En 1943, les Alliés stoppent le Japon et regagnent du terrain.
En Europe, à partir du 10 juillet
1943, les Alliés débarquent en Sicile, provoquant la destitution de Mussolini à
la tête de l’État italien. Churchill et Roosevelt choisissent l’Italie pour
consolider la position alliée dans le bassin méditerranéen. Aussi, l’économie
italienne est faible et son armée peu préparée. En plus, les Italiens sont de
plus en plus hostiles envers les Nazis et veulent enlever le pouvoir des mains
de Mussolini. En début septembre, une intervention allemande en Italie a lieu,
où les Alliés négocient un Armistice.
En 1944, les Soviétiques progressent
rapidement, et Staline demande aux Alliés un débarquement en France dans le but
d’ouvrir un second front. Bien que Churchill préfère une action dans les
Balkans, cette première option est choisie et dans la nuit du 5 au 6 juin, en
Normandie, les Alliés prennent pied. Le 15 août, un autre débarquement
comprenant 300 000 Français et 100 000 Américains a lieu. Paris est libéré le
25 août. L’avance alliée est rapide et, en septembre 1944, la majeure partie de
la France est libérée.
Durant l’hiver 1944-45, les Anglais
et les Américains bombardent les villes allemandes pour détruire leurs
industries et les Alliés continuent leur progression. Vers le début d’avril,
les Américains atteignent le Rhin, tandis que les Soviétiques entrent à Berlin.
L’Armée Rouge progresse très rapidement et efficacement, plus que celle
anglo-américaine. Enfin, à la fin d’avril, les deux armées se rejoignent, et
Hitler se suicide le 30 de ce mois. Huit jours plus tard, l’Allemagne capitule.
Bien que le front européen soit
maintenant terminé, la guerre persiste dans le Pacifique. En ce concentrant sur
les bases navales, les offensives américaines sont efficaces et ils regagnent
la majorité du Pacifique. Le 24 juin 1945, ils s’emparent d’Okinawa, ce qui
coupe le Japon de ses approvisionnements et ils bombardent systématiquement les
grandes villes de cet archipel. Les Japonais sont pratiquement vaincus, mais ne
capitulent toujours pas.
À cette époque, on présente deux
options, soit un blocus total du Japon ou des débarquements. Les
hauts-dirigeants américains sont contre ces deux idées, surtout parce qu’ils
prennent beaucoup de temps pour être effectifs, en plus de bien des vies
américaines du côté des débarquements. C’est ainsi que Truman, qui a remplacé
Roosevelt, mort en avril 1945, décide d’utiliser l’arme nucléaire, qui fut mise
au point le 16 juillet. Le 6 août, Little Boy fera 80 000 victimes à
Hiroshima et, le 9 août, 35 000 personnes seront tuées par Fat Man à
Nagasaki. Ce geste, souvent contesté, semble bien pire qu’il ne le fut. En
effet, on estime à 1 million le nombre de vies américaines perdues si ceux-ci
maintenaient des débarquements, un nombre qui serait bien plus haut chez les
Japonais. Aussi, on avait déjà tué 900 000 civils, tandis que les invasions
prolongeraient la guerre par un an et demi d’après des estimations américaines,
donc, à ce rythme, il y aurait bien
plus que 115 000 morts. Ce développement technologique est un exemple d’homo
faber qu’on réalise lors d’une guerre et qui connaîtra des utilisations
plus positives en temps de paix.
La défaite japonaise est imminente,
ils sont battus sur tous les plans. Le Japon n’a plus de marine commerciale, ni
de matières premières. Leur seule défense face aux Américains sont les
Kamikazes, les avions-suicides. En effet, les Kamikazes sont une manifestation
de leur culture basée sur l’honneur, puisque ceux-ci donnent leur vie pour leur
pays, leur société. Le choc psychologique de l’attaque atomique permet à
l’empereur Hirohito d’imposer, le 15 août, la capitulation à ses troupes et à
son peuple. La fierté et l’honneur ont mené à la perte de ce peuple, puisque
ces valeurs les ont aveuglés au moment de prendre des décisions et les ont
menés dans une guerre qu’ils ne pouvaient gagner.
C’est ainsi que se termine la
Seconde Guerre mondiale, avec la défaite de l’alliance de l’Axe aux mains des
Alliés.
CONCLUSION
Suite à ces recherches sur les cases
de la défaite allemande, nous pouvons conclure que la participation américaine
n’est pas responsable pour cette défaite, et donc que le Japon n’a pas coûté à
l’Allemagne la victoire de la Seconde Guerre mondiale en attaquant les
États-Unis et en les impliquant dans la guerre. Premièrement, l’alliance du
Japon avec l’Allemagne était plutôt symbolique que pratique, donc celle-ci n’a
pas changé le cours des événements à partir de ces clans. Ensuite, l’attaque de
Pearl Harbour à cette époque était très sensée dans l’esprit des Japonais,
beaucoup plus qu’elle le semble maintenant. Finalement, le point tournant de
cette guerre est la bataille de Stalingrad, et c’est véritablement les efforts
de l’Union Soviétique qui ont porté fruit et entraîné les Allemands vers leur
défaite.
Tout de même, il serait intéressant
de se concentrer sur l’irrationalité japonaise, sur les origines de cette
philosophie que mena à leur perte. L’histoire guerrière de ce peuple, tel les Samurai
et autres traditions, aurait-elle amener ce peuple à prendre ces décisions?
Également, cette analyse pourrait se porter sur tout le phénomène de fierté
dans la société japonaise, phénomène qui contribua à la mort de milliers de
Japonais lors d’attaques Kamikazes lors de ce conflit.
Il est aussi intéressant de faire un parallèle entre
la réaction, avant la guerre, des pays européens envers Hitler et son armement
de l’Allemagne, avec l’attitude des pays comme la France envers Saddam Hussein
aujourd’hui. Dans les années trente, bien que l’Allemagne s’armait, les pays
pacifistes n’ont rien fait pour les arrêter, jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
Est-ce que ces pays sont en train de faire la même erreur avec Hussein et
l’Iraq aujourd’hui en voulant les laisser faire?
ANNEXES
Annexes non-disponibles en version internet.
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